Vous bénéficiez d’une expérience dans la vente de produits alimentaires et vous souhaitez désormais assurer la gestion d’un commerce de proximité spécialisé ? Processus plus rapide que la création, la reprise permet de disposer immédiatement d’un lieu de travail opérationnel, d’un personnel formé et d’une clientèle acquise. Un certain nombre de questions doivent néanmoins être posées en amont pour optimiser vos chances de réussite.

Analysez vos envies et vos besoins

Non dénué de risques, votre projet implique de faire preuve d’esprit d’initiative, d’audace, de pugnacité et de flair. Commencez par identifier des commerces qui correspondent à vos besoins et envies, afin de pouvoir ensuite mieux cibler les affaires potentielles. Emplacement, type de clientèle, secteur d’activité, domaine de compétences, commerce indépendant ou franchisé… Les critères à prendre en compte sont multiples en fonction de votre projet.

Dénichez les bonnes affaires

Les belles affaires ne sont pas faciles à « dénicher », du fait d’une forte concurrence entre repreneurs. Par ailleurs, une partie de l’offre est « cachée » pour des raisons de confidentialité. Certains commerces sont également cédés à des connaissances. À vous de faire jouer votre réseau, de prendre contact avec votre fédération ou de solliciter des organismes comme la CCI ou l’APCE pour vous aider dans votre recherche. Une fois les commerces potentiels identifiés, essayez d’en savoir plus sur leur rentabilité. Appuyez-vous sur les bilans et comptes de résultats des trois dernières années d’exploitation. Un ensemble de paramètres doivent aussi être pris en compte pour déterminer la valeur du commerce : emplacement et environnement commercial, facteurs d’accessibilité, éléments juridiques…

Assurez vos arrières

D’un point de vue juridique, les PME/TPE ont tout intérêt à souscrire les garanties suivantes :

  • l’assurance du commerce (inondation, incendie, vol) – non obligatoire mais incontournable ;
  • l’assurance des pertes d’exploitation – non obligatoire mais d’un grand secours en cas de sinistre rendant impossible la poursuite de leur activité ;
  • l’assurance des véhicules – le volet responsabilité civile circulation est obligatoire, pas l’assurance dommages liés aux véhicules, ni ses possibles extensions pour les marchandises transportées ;
  • la responsabilité civile professionnelle – facultative, cette assurance s’avère indispensable pour toutes les entreprises.

Côté prévoyance, les salariés de la Branche bénéficient depuis le 1er janvier 2011 des garanties incapacité de travail, invalidité permanente ou décès. Le cas échéant, leurs enfants bénéficient d’une rente éducation et d’une rente handicap.

Faites-vous épauler par des professionnels

Vous avez des questions ? Faites-vous accompagner par les organisations professionnelles relevant de votre secteur d’activité.